Stratégie de Netlinking 7 stratégies qui fonctionnent

Rédigé par Sandrine Lasserre

Posté le : 22 octobre 2026

Temps de lecture : 22 minutes

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Revue du digital – semaine du 15 octobre 2026

Du 15 au 21 octobre 2026, ChatGPT a rendu ses visites aux outils d'analyse après une semaine comptée en trafic direct, et Meta a retiré l'entraînement de son IA des conditions qui s'appliquent le 30 octobre à toute entreprise qui gère une Page Facebook. OpenAI réécrira les annonces ChatGPT sans validation à partir du 29 octobre, et sur les recherches "alternatives à [une marque]" de logiciel B2B, un concurrent est cité dans 35,8 % des aperçus IA de Google.

Cette semaine, le trafic de ChatGPT est tombé dans le direct pendant sept jours, des aperçus IA se sont affichés sans leur libellé, et Google a ajouté des liens dans ses réponses IA sans un seul chiffre de clics. Pendant ce temps, la publicité s'installe dans les réponses IA avec des réglages activés par défaut, chez OpenAI comme chez Google. Et trois études sur les citations des IA ramènent au même point : pour être cité, il faut d'abord être trouvé, sur les sites que les moteurs lisent déjà.

  • Trafic ChatGPT : du 8 au 15 octobre, un bug a fait compter les visites venues de ChatGPT en trafic direct, corrigé depuis.
  • AI Mode dans la Search Console : des réponses tapées dans une conversation, comme "yes" ou "yes please", apparaissent dans les requêtes de 94 sites sur 155 étudiés.
  • Meta : à partir du 30 octobre, une Page Facebook suffit pour que Meta explore les pages du site de l'entreprise.
  • Recherches de marque : sur "alternatives", un concurrent est cité dans 35,8 % des aperçus IA et le site de la marque dans 32,9 %.
  • Sites officiels : Google teste une section en tête de ses réponses IA pour le ou les deux sites où l'on accomplit une démarche.
  • ChatGPT Ads : à partir du 29 octobre, OpenAI pourra réécrire les annonces et changer leur page d'arrivée sans validation de l'annonceur.
  • Citations des IA : 40 articles publiés sur un WordPress auto-hébergé n'ont obtenu aucune citation en sept jours, dans un test de l'université Fudan.
  • DeepSeek : son moteur de recherche, ouvert aux développeurs, donne une note d'autorité de 0 à 4 à chaque résultat, pour 0,75 dollar les 1 000 requêtes.
  • Aperçus IA sans libellé : sur ordinateur, certains aperçus IA ne portent plus la mention "AI Overview", et les outils qui la repèrent risquent de mal les compter.
  • Avis Google : Google ne donne plus de délai pour traiter les recours sur les avis des fiches d'établissement.
  • Éditeurs : plus de 400 publications sont payées par Google pour alimenter ses fonctions IA.
  • Priorités SEO : 43 % des professionnels font de l'optimisation pour les moteurs IA (GEO) leur priorité pour 2027, 9 % se disent très confiants dans sa mesure.
  • Agents d'achat : l'agent Muse de Meta navigue en lisant l'arbre d'accessibilité des pages, celui des lecteurs d'écran, où les données structurées n'apparaissent pas.

Bonne lecture !

Les visites de ChatGPT ont été comptées en trafic direct du 8 au 15 octobre (un bug confirmé par OpenAI)

Le 8 octobre vers 14 h (heure du Pacifique), les liens de ChatGPT ont cessé de porter la balise `utm_source=chatgpt.com`, et GPT-6 les ouvrait sans transmettre la page d'origine. Sans balise ni provenance, les outils d'analyse ont rangé ces visites dans le trafic direct. Cedric Huesler, d'Adobe, l'a mesuré sur environ 500 pages où ChatGPT apportait au moins 5 % des visites : du 9 au 13 octobre, elles perdaient 31 000 visites ChatGPT par jour et gagnaient 26 000 visites directes par rapport à la semaine d'avant. OpenAI lui a confirmé un bug connu le 14 octobre. Le correctif a commencé à se déployer le 15 vers 2 h, toujours heure du Pacifique, et à 9 h les clics ChatGPT balisés étaient revenus à 95 à 100 % de leur niveau d'une semaine plus tôt, sur les milliers de domaines que suit Adobe.

Graphique d'Adobe : clics ChatGPT encore balisés utm_source=chatgpt.com, en pourcentage de la même heure une semaine plus tôt. Chute le 8 octobre vers 14 h quand GPT-6 cesse de baliser les liens, plateau autour de 30 %, confirmation du bug par OpenAI le 14 octobre, retour vers 95 % après le correctif du 15 octobre.
La chronologie du bug publiée par Cedric Huesler (Adobe) le 15 octobre, sur les milliers de domaines suivis par Adobe : la part des clics ChatGPT encore balisés, du 8 au 15 octobre.

Comment lire vos chiffres d'octobre ? Annoter la période du 8 au 15 octobre dans GA4 ou dans Adobe Analytics, comme Huesler le recommande : la courbe ChatGPT plonge, celle du direct monte, et c'est un seul événement. Inutile de revoir votre modèle d'attribution, puisque les visites n'ont jamais disparu. Dans un rapport mensuel destiné à un client ou à une direction, la note se place à côté du graphique, faute de quoi la baisse sera lue comme une perte de visibilité dans ChatGPT.

Que vérifier dans le canal "AI Assistant" de GA4 ? Que les visites balisées `utm_source=chatgpt.com` y remontent bien. Ce canal reconnaît les assistants IA par la page d'origine que transmet le navigateur. Or cette information manque encore sur la plupart des clics ChatGPT, même après le correctif, et seule la balise UTM les compte de façon fiable.

La mesure de Huesler porte sur quatre jours de données échantillonnées, sur les seules pages où ChatGPT pesait lourd, et sa méthode n'est pas publiée en détail.

Les relances tapées dans l’AI Mode apparaissent dans votre Search Console

Google documente qu'une question de relance posée dans l'AI Mode compte comme une nouvelle requête dans la Search Console, sans filtre pour l'isoler. Jan-Willem Bobbink, consultant SEO, a donc cherché dans 155 propriétés Search Console, de juin 2025 à septembre 2026, les requêtes qui n'ont de sens que dans une conversation. Les réponses brutes comme "yes", "ja" ou "yes please" sont passées de 5,6 à 116 occurrences par million d'impressions, et apparaissent sur 94 des 155 sites. Les relances du type "what about salary" ont été multipliées par 39, à partir d'une base très faible.

Courbe hebdomadaire des réponses brutes tapées dans une conversation, comme yes ou ja, par million d'impressions Search Console, de juin 2025 à septembre 2026 : 5,57 en moyenne sur les huit premières semaines, 116 sur les huit dernières.
Les réponses brutes par million d'impressions sur 155 propriétés Search Console, dans l'étude de Jan-Willem Bobbink publiée par GSC Wizard.

Combien pèsent ces requêtes ? Peu : 0,13 % de l'ensemble des impressions étudiées. Sur le site médian, leur part passe de 0,032 % à 0,22 % des impressions en seize mois. Leur taux de clic est de 2,9 %, contre 35,6 % toutes requêtes confondues, un chiffre que gonflent les recherches de grandes marques par leur nom.

Pourquoi les surveiller alors ? Parce qu'elles peuvent faire baisser le taux de clic moyen d'une page sans qu'aucune position ait bougé. Une page qui gagne des impressions sur "en anglais svp" a sans doute été affichée dans une conversation de l'AI Mode, où l'internaute lit la réponse et clique rarement. Avant d'expliquer une baisse de taux de clic à un client, filtrez le rapport Performances sur ces formes de requêtes : "oui", "et pour…", "en anglais svp". En français, la moitié des réponses relevées contiennent "merci" ou "svp".

Les 155 propriétés sont rattachées à un seul compte de l'outil GSC Wizard, entre sites clients et sites personnels de l'auteur, avec beaucoup de sites néerlandais. L'auteur qualifie lui-même ses chiffres d'inférence : une relance peut venir d'un autre assistant, ou d'un internaute qui cherche comme il parle. L'étude est publiée par l'éditeur qui vend le rapport permettant de la reproduire.

Une simple Page Facebook suffit pour que Meta explore votre site à partir du 30 octobre

Le problème : l'acceptation est tacite, et des juristes jugent le texte assez large pour couvrir encore l'entraînement de son IA.

Les nouvelles conditions commerciales de Meta entrent en vigueur le 30 octobre. Elles s'appliquent à tout usage professionnel de ses produits, de la campagne publicitaire à la simple Page Facebook, et autorisent Meta à explorer avec des robots les domaines et les pages "associés à vos produits ou services", à les indexer et à en extraire régulièrement les mises à jour. Elles l'autorisent aussi à "créer des identifiants de test" pour accéder à ces pages. La première version ajoutait l'entraînement aux usages permis. Meta a retiré ce mot le 17 octobre, après les protestations du European Publishers Council et de la News Media Association britannique. La version française en ligne limite désormais l'usage à "fournir, développer, améliorer, rechercher et maintenir des produits publicitaires et commerciaux", ainsi qu'à l'intégrité et à la sécurité de ses produits.

Extrait des conditions commerciales de Meta en préparation : l'entreprise autorise Meta à utiliser des robots et à créer des identifiants de test pour accéder aux domaines et pages associés à ses produits ou services, les indexer et en extraire les mises à jour, afin de fournir, développer, améliorer, rechercher et maintenir des produits publicitaires et commerciaux.
La clause d'exploration dans la version française des conditions commerciales de Meta applicables au 30 octobre, après le retrait du mot "entraîner".

Faut-il signer quelque chose ? Non. Continuer à utiliser les outils professionnels de Meta après le 30 octobre vaut acceptation, et la seule autre option prévue est de cesser de les utiliser à des fins professionnelles. Une TPE qui n'a jamais acheté de publicité est donc concernée dès qu'elle gère une Page.

Le retrait de l'entraînement suffit-il ? Les juristes qui ont lu la nouvelle version en doutent. Pour l'avocat Matt Topic, "développer" est assez large pour inclure "entraîner", et le professeur de droit James Grimmelmann (Cornell) relève que la formule "associés à vos produits ou services" permet d'explorer un site entier.

Que pouvez-vous régler avant le 30 octobre ? Votre fichier robots.txt, le seul moyen de contrôle que Meta désigne, même si ses conditions ne le mentionnent pas. Sa documentation distingue deux robots : Meta-ExternalAgent, qui collecte notamment pour entraîner ses modèles d'IA, et Meta-WebIndexer, qui alimente les résultats de recherche de Meta AI et ses citations de vos pages. Bloquer le premier et laisser passer le second garde la possibilité d'être cité dans Meta AI. Une inconnue demeure : les conditions ne disent pas si ce réglage limite ce que vous accordez en les acceptant.

Les annonces sont-elles concernées ? Oui, par un autre texte. Les conditions publicitaires en préparation prévoient que Meta utilise ou propose des fonctionnalités d'IA générative pour "optimiser, améliorer ou créer du Contenu publicitaire", que l'annonceur reste "seul responsable" des erreurs de ces outils, et qu'il ne doit pas retirer les filigranes posés par l'IA. Pour un annonceur, la question est la même qu'avec la réécriture automatique des annonces ChatGPT : qui relit ce que voit l'internaute.

Déclick n°21, l'émission vidéo de l'agence Eskimoz, sur les nouvelles conditions de Meta.

36 % des aperçus IA sur “alternatives à [votre logiciel]” citent un concurrent

Graphique de Foundation : part des aperçus IA de Google qui citent la page d'un concurrent sur une recherche de marque de logiciel B2B, 35,8 % pour les recherches alternatives, 13,4 % pour les prix, 7,8 % pour les avis.
La part des aperçus IA qui citent un concurrent, par type de recherche de marque, d'après Foundation et les données de Writesonic.

Foundation, agence de contenu B2B, a extrait de son index de citations, alimenté par l'outil de suivi Writesonic, 1 235 recherches qui nomment une seule marque de logiciel B2B suivie d'un mot d'achat ("alternatives", "pricing", "reviews"). Chacune a été lancée chaque semaine du 29 juin au 21 septembre 2026, soit 15 716 aperçus IA de Google. Un concurrent direct est cité dans 21,7 % d'entre eux, et dans 11,9 % il est cité alors que la marque recherchée ne l'est pas. Sur les mêmes recherches, l'AI Mode cite un concurrent dans 19,4 % de ses réponses et ChatGPT dans 16,2 %.

Quelles recherches exposent le plus votre marque ? Les recherches "alternatives" : sur 541 requêtes, un concurrent est cité dans 35,8 % des aperçus IA, et le site de la marque n'apparaît que dans 32,9 %. Sur les prix, la marque garde la main, avec son site cité dans 75,7 % des aperçus et un concurrent dans 13,4 %. Sur les avis, un concurrent n'apparaît que dans 7,8 % des cas. Sur l'ensemble des aperçus étudiés, les sites d'avis comme G2 et Capterra figurent dans 58,8 % des cas, Reddit dans 46,4 %.

D'où viennent les pages concurrentes citées ? Pour moitié de pages "alternatives à…". Sur "Mixpanel alternatives for startups", la page d'Amplitude consacrée aux alternatives à Mixpanel a été citée lors des 13 relevés hebdomadaires. Ce sont les pages de comparaison que les éditeurs de logiciels publient depuis des années pour se classer dans Google, et elles servent maintenant de source aux réponses IA.

Par où commencer pour sa propre marque ? Ajouter à son suivi les recherches de marque avec "alternatives", "prix", "avis" et "migration", et relever chaque site cité. Publier sa propre page sur ses alternatives, qui dit honnêtement à qui l'outil convient et à qui il convient moins : la marque est la plus faible sur ces recherches. Tenir enfin sa page de prix exacte et détaillée, pour qu'un guide tarifaire concurrent n'ait pas de trou à combler.

Les chiffres sont publiés par Foundation sur les données de son partenaire Writesonic, avec une méthode décrite. Aucune étude indépendante ne les recoupe à ce jour, et le taux hebdomadaire de citation d'un concurrent a varié de 12,7 % à 30,2 % sur le trimestre.

Google teste un bloc réservé aux sites officiels en tête de ses réponses IA

Le 15 octobre, Google a annoncé cinq changements dans l'AI Mode et les aperçus IA (AI Overviews) :

  • des liens intégrés au texte plus nombreux, affichés plus souvent en haut de la réponse ;
  • le test d'une section en tête de réponse pour le ou les deux sites officiels où l'on accomplit une démarche, avec une phrase sur l'utilité de chaque lien, que Google illustre par une demande de remboursement auprès d'une compagnie aérienne ;
  • des carrousels d'articles d'actualité étendus à d'autres pays et langues, qui mettent en avant les sources préférées de l'internaute ;
  • des liens vers des articles connexes en fin de réponse, avec vignette ;
  • en test dans l'AI Mode, des noms de créateurs cliquables sur les vidéos, qui mènent à leur profil hébergé par Google.
Maquette de Google dans l'AI Mode pour la question how do i get a refund from Oxygen Airlines : deux liens officiels en tête de réponse, le formulaire de remboursement en ligne et le règlement des remboursements, chacun avec une phrase sur son utilité.
L'exemple de section réservée aux sites officiels publié par Google le 15 octobre, sur une demande de remboursement auprès d'une compagnie aérienne fictive.

Quelles pages en profiteraient ? Celles où l'on accomplit une démarche, si le test se généralise : contact du support, résiliation, réclamation, remboursement. Pour une marque, c'est le moment de vérifier qu'elles sont à jour, indexables et claires sur ce qu'elles permettent de faire, puisque Google affichera à côté de chaque lien une phrase sur son utilité.

Combien de clics ces liens apportent-ils ? Personne ne le sait. Google ne publie aucun chiffre de clics pour ces formats, et ses rapports ne donnent toujours pas les clics venus de ses réponses IA. Interrogé, il dit seulement qu'il ajoutera "des indicateurs supplémentaires au fil du temps", sans calendrier. Le seul chiffre de l'annonce porte sur les sources préférées, dont le nombre d'utilisateurs a été multiplié par plus de 7 depuis le début de l'année.

Et pour un site qui publie de l'actualité ? Les carrousels mettent désormais en avant les sources préférées : inviter ses lecteurs à ajouter le site comme source préférée pèse davantage dans l'affichage, à la suite de ce que nous écrivions dans l'édition du 29 septembre.

ChatGPT Ads réécrira vos annonces et changera leur page d’arrivée dès le 29 octobre

Extrait de la page d'aide d'OpenAI : à partir du jeudi 29 octobre 2026, les améliorations créatives seront activées automatiquement pour les campagnes nouvelles et existantes, avec la possibilité de s'en retirer avant le 29 octobre dans l'Ads Manager.
La date d'activation sur la page d'aide d'OpenAI, relevée le 21 octobre.

OpenAI active par défaut les "améliorations créatives" de ChatGPT Ads pour les campagnes nouvelles et existantes, à partir du jeudi 29 octobre selon sa page d'aide, alors que le courriel envoyé aux annonceurs annonçait le vendredi 30. L'outil pourra réécrire titres et descriptions selon la conversation ou les centres d'intérêt de l'internaute, traduire le texte, redimensionner les images et "optimiser" l'URL de destination vers une autre page du site. Les variantes peuvent être produites en temps réel et diffusées sans que l'annonceur les valide une à une. C'est la suite de la publicité vendue par OpenAI dans la génération d'images de ChatGPT, annoncée fin septembre.

Comment garder la main ? En désactivant l'option avant le 29 octobre dans l'Ads Manager, pour le compte entier ou campagne par campagne : les refus déjà enregistrés sont conservés, et le réglage d'une campagne prime sur celui du compte. Pour un annonceur dont les annonces passent par une validation juridique ou médicale, c'est le premier réglage à faire. OpenAI conseille aussi de tenir à jour prix, promotions et disponibilités sur les pages d'arrivée, puisque l'outil y puise ses variantes.

Qui voit ces annonces ? Les seuls utilisateurs des offres gratuite et Go, selon le centre d'aide d'OpenAI : les comptes Plus, Pro, Business, Enterprise et Edu n'ont pas de publicité. Un décideur équipé d'un compte Business par son employeur ne verra donc jamais l'annonce, ce qui borne la portée du canal en B2B. Dans l'Espace économique européen, la publicité personnalisée n'est pas encore proposée.

Google prend-il le même chemin ? Il commence à tester des annonces dans l'AI Mode pour les utilisateurs qui y ont connecté leurs applications, comme Gmail ou Google Photos, alors qu'il promettait en mars une expérience sans publicité pour eux. Sa page d'aide écrit que les résumés et déductions tirés de ces applications peuvent servir à montrer des annonces, sans se fonder directement sur la boîte Gmail ou la photothèque.

40 articles sur un WordPress isolé n’ont obtenu aucune citation des IA en une semaine

Des chercheurs de l'université Fudan ont testé ce qui fait citer une page par les IA. Ils ont inventé un concept, le "Cactus Gravity Protocol", et publié des articles à son sujet sur des sites que les IA citent déjà souvent, comme Medium, YouTube ou Sohu. En une semaine, 8 des 10 IA testées, dont ChatGPT, Perplexity et Grok, en parlaient en citant ces articles. Les mêmes chercheurs ont publié 40 articles sur un site WordPress indépendant, que les IA ne citent presque jamais : aucune citation en sept jours.

Pourquoi l'endroit compte-t-il autant ? Parce qu'une IA ne cite que les pages que sa recherche a d'abord trouvées. Une seconde étude, de Mahe Chen et Nick Koudas sur 158 099 réponses de ChatGPT, le mesure entre les pages d'un même site : le fait d'avoir été trouvée par la recherche de ChatGPT explique 32 % des écarts de citation, la forme de la page 2,8 %. Blocs FAQ, données structurées et encadrés de résumé ne départagent pas deux pages d'un même site.

Que faire pour être cité ? Repérer les sites que les IA citent déjà sur votre sujet, médias spécialisés, plateformes ou comparateurs, et y obtenir des mentions : c'est le travail des relations presse et du netlinking, l'obtention de liens depuis d'autres sites. À la conférence Ahrefs Evolve de San Diego, la plupart des sessions annoncées sur l'IA parlaient de cela, faire parler de soi sur d'autres sites. Une mention gagnée sur un vrai média compte pour Google comme pour les IA. Une mention achetée ou fabriquée relève des règles anti-spam de Google, étendues le 15 mai à ses réponses IA.

Vos outils de suivi des citations sont-ils fiables ? Pour savoir si votre site est cité, à peu près. Pour savoir quelle page l'est, beaucoup moins. Des chercheurs de Singapour et de Xi'an ont comparé les sources de ChatGPT à celles que trouvent Google et l'API d'OpenAI, deux sources qu'un outil peut interroger sans passer par ChatGPT : elles retrouvent environ la moitié des sites cités, et seulement 26 à 28 % des pages exactes.

Les tests de Fudan portent sur des sujets inventés, aucun n'est une vraie marque. Les deux autres études sont des prépublications, non relues par des pairs.

Pour moins d’un centime, Deepseek vous donne la note d’autorité qu’il donne à votre site

Le 17 octobre, DeepSeek a ouvert aux développeurs son moteur de recherche maison, par deux interfaces de programmation, Search et Fetch, facturées 0,75 dollar les 1 000 requêtes réussies. Chaque résultat porte une note d'autorité de 0 à 4, où 3 et plus désignent des sources qui font autorité, et un score de pertinence de 0 à 3. L'interface accepte l'opérateur `site:`. Dans ses notes de version, DeepSeek affirme filtrer le spam SEO, la "manipulation GEO" et les contenus IA de faible qualité, sans dire ce qu'il range sous ces termes.

Qu'apporte cette note ? Un regard extérieur sur votre site : la note qu'un moteur IA attribue à son autorité. La Search Console montre ce que Google affiche de vos pages, et le nouveau rapport de Bing sur les citations de son IA les thèmes sur lesquels elle vous cite. DeepSeek ajoute sa note, pour moins d'un dixième de centime la requête. Une requête `site:` sur votre domaine suffit pour la lire.

Peut-on s'y fier ? Le seul test indépendant appelle à la prudence. Suganthan Mohanadasan, consultant SEO, a lancé 110 appels le 17 octobre depuis Dubaï. Sur les 16 sites sondés, toutes les URL d'un même site portaient la même note, alors que la documentation la décrit comme une note de page : publier une page de plus ne la fait donc pas bouger. Et des PDF de spam déposés sur le site d'un inspecteur général du gouvernement américain et sur des sites universitaires ont obtenu la note maximale, ce qui cadre mal avec le filtre annoncé.

Ces observations tiennent en une journée de tests, depuis un seul pays : de quoi lire sa note par curiosité, en attendant d'autres mesures avant de la suivre dans le temps.

Google retire le libellé “AI Overview” de certains aperçus sur ordinateur

Le 20 octobre, Glenn Gabe, consultant SEO, a relevé des aperçus IA affichés en tête de résultats pour des films et des séries, dans un format proche d'un panneau de connaissances, sans la mention "AI Overview" sur ordinateur. Sur mobile, la même réponse garde son libellé. Barry Schwartz, qui a interrogé Google, soupçonne un bug et rappelle que des libellés avaient déjà disparu par erreur.

Pourquoi ça compte pour vos rapports ? Un outil qui repère les aperçus IA par leur libellé peut les sous-compter. Le même jour, Semrush affichait une baisse de la présence des aperçus IA, que Barry Schwartz attribue à un bug de suivi de l'outil. Avant de tirer une conclusion d'une telle baisse dans un outil tiers, vérifiez à la main sur quelques requêtes de votre secteur, sur ordinateur et sur mobile.

Le sous-comptage des aperçus IA rejoint les pages de résultats faussées de notre édition du 8 octobre : Nozzle a révisé son étude le 19 octobre (8,4 % de pages faussées depuis le 13 septembre, avec une définition simplifiée), et l'éditeur AccuRanker mesure sur ses propres données, pour début octobre, un taux environ cinq fois plus bas que Nozzle.

Google allonge le délai de traitement des recours sur les avis signalés de votre Business Profile

Sur le forum d'aide des fiches d'établissement, Dan Boguslavsky, de l'équipe Google, annonce que le volume des recours liés aux avis allonge les délais de traitement, sans durée prévue : "nous ne pouvons pas fournir de délai de réponse précis pour les dossiers en attente". Google demande de ne pas déposer de recours en double. Des retards semblables avaient eu lieu en décembre et en mars 2025.

Message de l'équipe Google sur le forum d'aide des fiches d'établissement : en raison du volume de recours liés aux avis, les délais de traitement sont allongés, aucun délai précis ne peut être donné, et il ne faut pas déposer de recours en double.
Le message de Google sur le forum d'aide de Google Business Profile.

Que faire d'un avis abusif en attendant ? Y répondre publiquement sans attendre l'issue du recours, puisqu'il restera visible plus longtemps et que la réponse est ce que verront les prospects juste en dessous. Inutile de redéposer le dossier : Google précise qu'une fois le recours envoyé, il n'y a rien d'autre à faire.

Que regardent vos prospects dans vos avis ? La récence autant que le nombre, selon GoBIG Systems, agence de marketing local, dans une vidéo de la semaine : un dernier avis vieux de sept ans dément les milliers de chantiers revendiqués, et un flux régulier d'avis récents rassure. Un recours qui traîne pèse d'autant plus quand les nouveaux avis peuvent aussi se bloquer, comme lors du pic d'avis indésirables que nous signalions dans l'édition du 21 septembre.

GoBIG Systems sur la récence des avis et la confiance en ligne d'une entreprise locale (en anglais).

Programme News AI Pilot : Google paie plus de 400 éditeurs de contenu pour nourrir ses fonctions IA

Google annonce que plus de 400 publications participent à son programme "News AI pilot", lancé l'an dernier avec The Washington Post et The Washington Examiner. Les nouveaux venus vont d'Axios, CNN, du Financial Times et de Forbes à des titres locaux américains. C'est une licence : Google paie les éditeurs pour livrer et laisser utiliser un "contenu enrichi" qui alimente de nouvelles fonctions IA, comme des aperçus détaillés d'articles sur les pages éditeurs de Google News et des briefings audio personnalisables.

Extrait du billet de Google : dans ce programme de licence, Google paie les publications participantes pour la livraison et l'utilisation de contenus enrichis servant à développer de nouvelles fonctions IA, comme des aperçus d'articles sur les pages éditeurs de Google News.
Le principe du programme News AI pilot, dans le billet de Google du 15 octobre.

Qu'y gagnent les éditeurs, au-delà du paiement ? Des données. Forbes, dont les visites venues d'autres sites ont baissé d'environ 45 % en un an selon sa directrice de l'innovation, recevra des indicateurs sur la performance de ses contenus par catégorie dans les fonctions de Google, et des points réguliers avec ses équipes. Reach, propriétaire du Daily Mirror, en fait le modèle de ses futurs accords avec les IA : des contrats limités dans le temps, renégociés selon les résultats. Reach a aussi engagé l'étape suivante de sa procédure contre OpenAI, après "bien plus de 100 millions" d'aspirations réussies de ses contenus en six mois, selon ses propres relevés.

Et pour un site d'entreprise ? Ces accords concernent les titres que Google ou OpenAI veulent avoir dans leurs réponses. Une entreprise garde un seul levier, son fichier robots.txt et le choix des robots qu'il laisse passer, comme face aux nouvelles conditions commerciales de Meta.

43 % des pros du SEO font du GEO leur priorité, mais seulement 9 % se fient à leur mesure

Le State of Search 2027 de Search Engine Journal, sur 166 réponses valides, compare ce qui a le mieux marché cette année et ce que les professionnels comptent prioriser l'an prochain. L'optimisation pour les moteurs de réponse IA, le GEO, n'est citée parmi les leviers les plus efficaces que par 14 % des répondants, et 43 % en font une priorité pour 2027. La mise à jour de contenus existants, citée par 50 % comme un levier efficace cette année, n'est une priorité que pour 36 %, et le SEO technique, efficace pour 37 %, n'est une priorité que pour 24 %.

Graphique du State of Search 2027 : leviers cités comme les plus efficaces cette année et priorités prévues l'an prochain. GEO 14 % puis 43 %, mise à jour de contenus 50 % puis 36 %, SEO technique 37 % puis 24 %, contenu original 56 % puis 52 %.
Ce qui a le mieux marché cette année et ce qui sera prioritaire l'an prochain, dans le State of Search 2027 de Search Engine Journal (graphique repris par le Blog du Modérateur).

Mesurent-ils ce qu'ils vont financer ? Mal. 9 % seulement se disent très confiants dans la mesure de leur visibilité dans les IA, la moitié partiellement confiants et 25 % pas du tout. Sur l'attribution des revenus au SEO, une pratique bien plus ancienne, ils sont 19 % très confiants.

Graphique du State of Search 2027 : confiance dans l'attribution des revenus au SEO, 19 % très confiants, et dans la mesure de la visibilité IA, 9 % très confiants, 50 % assez confiants, 25 % pas confiants.
La confiance des professionnels dans leur mesure, attribution des revenus au SEO à gauche, visibilité dans les IA à droite (Search Engine Journal, graphique repris par le Blog du Modérateur).

Le constat vaut-il en France ? L'enquête d'Abondance et de Getfluence, menée du 19 août au 22 septembre auprès de 194 professionnels, va dans le même sens : 93 % ont la visibilité dans les IA à leur agenda, 60 % perçoivent un effet de leurs actions et 31 % savent le mesurer. Pour 59 % des répondants, le trafic venu des IA pèse moins de 2,5 % du trafic total.

Quelle conséquence pour un budget SEO ? Poser la mesure avant de déplacer un budget, et garder la mise à jour des pages existantes, le levier que la moitié des répondants jugeaient efficace cette année.

Les deux enquêtes sont déclaratives. Les réponses du State of Search ont été recueillies avant l'arrivée des aperçus IA et de l'AI Mode en France, le 22 juillet. L'enquête française est publiée en partenariat avec Getfluence, plateforme de SEO hors site, auprès des audiences des deux sites.

Les agents d’achat de Meta lisent vos pages comme un lecteur d’écran

Meta documente que Muse, son agent qui recherche et achète pour l'utilisateur, confie la navigation à un sous-agent qui lit une page par son arbre d'accessibilité, la version de la page que le navigateur construit pour les lecteurs d'écran. Les scripts de la page s'exécutent normalement, mais le sous-agent ne peut pas y lancer les siens. Chrome laisse les blocs de script hors de cet arbre, données structurées comprises, et Meta ne dit pas si Muse lit ces données par une autre voie. Un test publié par Search Engine Journal sur la fiche produit d'une grande boutique Shopify le montre : les données structurées signalaient six tailles sur sept en rupture, grisées et barrées à l'écran, et l'arbre affichait sept boutons identiques, sans mention d'indisponibilité. L'agent ne découvre la rupture qu'en cliquant taille par taille. Amazon avait bloqué Muse dès septembre, comme nous l'écrivions dans l'édition du 21 septembre.

Sélecteur de tailles tel qu'un humain le voit : taille 8 disponible, tailles 9 à 14 grisées et barrées.
Le sélecteur de tailles tel qu'un client le voit à l'écran (test publié par Search Engine Journal).
Arbre d'accessibilité du même sélecteur : sept boutons identiques, Select size 8 à Select size 14, sans aucune mention de rupture de stock.
Le même sélecteur dans l'arbre d'accessibilité que lit l'agent : sept boutons identiques, aucune rupture signalée.

Qu'est-ce que ça change pour un site B2B ? Un agent retient d'une page son texte visible et les éléments qui portent un nom : un bouton à icône sans libellé n'a pas de nom pour lui, et un champ sans étiquette se devine. Les formulaires de contact et de demande de démo sont les premiers concernés. Or 95,9 % des pages d'accueil du premier million de sites échouent à au moins un contrôle d'accessibilité automatique, selon le relevé WebAIM de 2026. La même semaine, Google a lancé aux États-Unis un panier commun à sa recherche et à Gemini, et ChatGPT une extension Chrome qui lit les onglets ouverts et remplit des formulaires.

Neil Patel sur les agents d'achat et le blocage de Muse par Amazon (en anglais).

Que vérifier en premier ? Que prix, conditions et disponibilités figurent en texte visible sur la page, en plus des données structurées, et que chaque bouton et chaque champ des formulaires porte un libellé. Le contrôle se fait dans Chrome : outils de développement, panneau Éléments, onglet Accessibilité, case "Afficher l'arbre d'accessibilité".

Et en Europe ? Le panier de Google reste réservé aux États-Unis. Dans l'Union, la recherche de produits change par un autre chemin : le 23 juillet, la Commission européenne a infligé à Google une amende de 460 millions d'euros pour avoir favorisé ses propres services dans sa recherche, et depuis le 8 septembre un module "Comparateurs" remplace les carrousels de produits dans l'Union. Sur 10,8 millions de résultats mobiles de sa base, relevés du 7 au 14 octobre, SISTRIX le trouve dans 6,2 % des résultats français et dans 19,2 % des recherches d'achat en Allemagne ; en médiane, c'est le troisième élément de la page. Le comparateur le plus présent s'appelle Google : Google Shopping occupe la première place dans 28,3 % des modules français et figure dans la liste dans 93,5 % des cas. Pour un e-commerçant, la visibilité sur ces recherches passe donc par le flux produits et le choix d'un comparateur partenaire. Pour un site B2B de services, l'effet est marginal.

Graphique de SISTRIX sur le module Comparateurs en France : Google Shopping en première place dans 28,3 % des modules, parmi les trois premiers dans 71,9 %, présent dans la liste dans 93,5 %, devant Shoparize, Bigshopper et idealo.
Les comparateurs du module français de Google, relevés par SISTRIX du 7 au 14 octobre sur mobile.

Les chiffres-clés à retenir

  • -31 000 et +26 000 : visites ChatGPT perdues et visites directes gagnées par jour, du 9 au 13 octobre, sur environ 500 pages où ChatGPT apportait au moins 5 % des visites (Cedric Huesler, Adobe, quatre jours de données échantillonnées).
  • 94 sites sur 155 : propriétés Search Console où apparaissent des réponses brutes tapées dans une conversation, comme "yes" ou "ja" (Jan-Willem Bobbink, GSC Wizard, inférence sur un seul compte de l'outil).
  • 35,8 % : part des aperçus IA qui citent un concurrent direct sur les recherches "alternatives à [une marque]" de logiciel B2B (Foundation et Writesonic, 541 requêtes, 13 semaines).
  • 0,75 dollar : prix de 1 000 requêtes réussies sur le moteur de recherche de DeepSeek, qui note l'autorité de chaque résultat de 0 à 4 (documentation DeepSeek).
  • Plus de 400 : publications payées par Google dans son programme News AI pilot (Google).
  • 43 % contre 9 % : professionnels qui font du GEO une priorité pour 2027, et qui se disent très confiants dans la mesure de leur visibilité dans les IA (Search Engine Journal, 166 réponses, déclaratif).
  • 95,9 % : part des pages d'accueil du premier million de sites qui échouent à au moins un contrôle d'accessibilité automatique (WebAIM 2026).
  • 6,2 % : part des résultats de recherche français sur mobile où s'affiche le module "Comparateurs" de Google (SISTRIX, 10,8 millions de résultats dans sept pays de l'Union).

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