Pourquoi certains sites explosent-ils dans les résultats Google… avant de disparaître du jour au lendemain ? Bienvenue dans l’univers du Black Hat SEO, un monde où les règles sont volontairement contournées pour atteindre les sommets des SERP à toute vitesse. Mais à quel prix ?
Le Black Hat SEO intrigue autant qu’il effraie. Utilisé par ceux qui cherchent des résultats rapides sans se soucier des conséquences à long terme, il exploite les failles des algorithmes de recherche. Pourtant, les sanctions de Google sont sévères : déréférencement, perte de trafic ou encore pénalités lourdes peuvent frapper du jour au lendemain.
Vous voulez approfondir vos connaissances en SEO ? Toutes les réponses se trouvent dans mon Guide du SEO.
Qu’est-ce que le Black Hat SEO ?
Définition du Black Hat SEO
Le Black Hat SEO désigne l’ensemble des techniques de référencement qui contournent les consignes des moteurs de recherche, dans le but d’améliorer artificiellement le positionnement d’un site. Ces méthodes ne visent pas à offrir un contenu de qualité aux utilisateurs, mais plutôt à tromper les algorithmes pour grimper rapidement dans les résultats. Bien que parfois efficaces à court terme, ces pratiques comportent des risques majeurs, dont des sanctions sévères de la part de Google.
Origine du terme et son contexte dans le SEO
L’expression “Black Hat” trouve ses racines dans les films de western, où les méchants portaient des chapeaux noirs, contrairement aux héros coiffés de blanc. Transposée au monde du SEO, cette terminologie symbolise les pratiques contraires aux règles établies par les moteurs de recherche. À l’opposé, le White Hat SEO respecte les consignes et privilégie des stratégies éthiques et durables.
Différences entre Black Hat, White Hat et Grey Hat SEO
- Le White Hat SEO suit scrupuleusement les directives des moteurs de recherche en misant sur un contenu de qualité, l’optimisation technique et des backlinks naturels.
- Le Black Hat SEO exploite les failles des algorithmes via des techniques manipulatrices comme le cloaking, le keyword stuffing ou encore les fermes de liens.
- Le Grey Hat SEO navigue entre les deux mondes. Bien que moins agressif que le Black Hat, il reste à la frontière des règles, flirtant avec les limites sans forcément les franchir.
Comprendre ces distinctions est essentiel pour élaborer une stratégie de référencement efficace et pérenne.
Les techniques courantes du Black Hat SEO
Le Black Hat SEO repose sur des méthodes ingénieuses, parfois audacieuses, pour manipuler les algorithmes des moteurs de recherche. Bien que certaines soient devenues célèbres (et surveillées de près par Google), d’autres continuent d’échapper aux radars… du moins temporairement.
Cloaking
Le cloaking consiste à présenter un contenu différent aux moteurs de recherche et aux internautes. Concrètement, l’algorithme voit un texte optimisé pour le référencement tandis que l’utilisateur découvre une page totalement différente. Cette technique trompeuse permet de booster artificiellement le classement d’une page, mais Google la détecte de plus en plus rapidement grâce à ses algorithmes avancés.
Keyword Stuffing
Le keyword stuffing ou bourrage de mots-clés est l’une des pratiques les plus anciennes du Black Hat SEO. Elle consiste à répéter excessivement un mot-clé dans une page pour tenter de la faire remonter dans les SERP. Exemple : “Nos chaussures de sport sont les meilleures chaussures de sport si vous cherchez des chaussures de sport pas chères.” Résultat ? Google pénalise sévèrement ce type de sur-optimisation.
Link Farming
Les link farms ou fermes de liens sont des réseaux de sites créés uniquement pour générer des backlinks vers d’autres pages. Plus un site obtient de liens entrants, plus Google est susceptible de le considérer comme pertinent… du moins, avant que les fermes de liens ne soient identifiées. Aujourd’hui, les algorithmes savent détecter ces schémas artificiels, rendant cette technique risquée.
Contenu dupliqué
Publier du contenu copié-collé d’un autre site ou répliquer ses propres pages sans réelle valeur ajoutée est une pratique courante du Black Hat SEO. Google pénalise le duplicate content car il nuit à l’expérience utilisateur et brouille la pertinence des résultats. Résultat : des pages qui disparaissent purement et simplement des SERP.
PBN (Private Blog Networks)
Les PBN sont des réseaux de blogs créés pour héberger des backlinks pointant vers un site principal, dans le but d’améliorer artificiellement son autorité. Bien structurés, ces réseaux peuvent passer inaperçus, mais Google raffine constamment ses outils pour les détecter. La sanction ? La désindexation pure et simple.
Negative SEO
Le Negative SEO est une stratégie offensive visant à saboter le référencement d’un concurrent. Cela peut inclure la création de milliers de liens toxiques pointant vers le site ciblé ou encore la diffusion de contenus dupliqués pour entraîner des sanctions. Bien que rare, cette méthode est redoutable et difficile à anticiper.
Les risques du Black Hat SEO
Si le Black Hat SEO peut sembler séduisant pour obtenir des résultats rapides, il s’accompagne de risques majeurs qui peuvent durablement impacter la visibilité et la crédibilité d’un site. Google, grâce à ses algorithmes sophistiqués, veille à sanctionner les pratiques abusives et à préserver la qualité de ses résultats de recherche.
Sanctions de Google : Penguin, Panda et les autres
Google a déployé plusieurs algorithmes pour traquer et pénaliser les sites utilisant des techniques de Black Hat SEO :
- Google Penguin (lancé en 2012) : conçu pour identifier les stratégies de netlinking abusives, comme les fermes de liens ou les PBN.
- Google Panda (2011) : vise les contenus de faible qualité, les duplications massives et les pages pauvres en valeur ajoutée.
- Google Hummingbird et BERT : plus récents, ces algorithmes s’attachent à comprendre l’intention de recherche, rendant le keyword stuffing et le cloaking inefficaces.
Ces filtres sont capables de rétrograder un site du jour au lendemain, voire de le désindexer totalement.
Pénalités manuelles vs algorithmiques
Les sanctions de Google se divisent en deux catégories :
- Pénalité algorithmique : déclenchée automatiquement par les algorithmes lorsqu’une anomalie est détectée. Les résultats sont immédiats : baisse de trafic, disparition des mots-clés, etc.
- Pénalité manuelle : appliquée après une intervention humaine, souvent suite à un signalement. Google envoie alors un message via la Search Console pour notifier la sanction.
Dans les deux cas, la récupération peut prendre des semaines, voire des mois, et demande des actions correctives précises.
Perte de visibilité et de crédibilité
La conséquence la plus directe d’une pénalité est la perte massive de trafic organique. Mais au-delà des chiffres, c’est la réputation du site qui est en jeu. Un site sanctionné inspire moins confiance aux utilisateurs et partenaires potentiels. De plus, sortir d’une pénalité peut demander des ressources importantes : nettoyage des backlinks, réécriture de contenu, soumission de demandes de réexamen, etc.
Pourquoi certaines entreprises utilisent encore le Black Hat SEO ?
Malgré les risques bien connus, certaines entreprises continuent d’avoir recours aux techniques de Black Hat SEO. Pourquoi ? Parce que les gains immédiats peuvent sembler, à première vue, plus attrayants que les conséquences à long terme.
Les avantages à court terme
Le principal attrait du Black Hat SEO réside dans sa rapidité. Là où les stratégies traditionnelles (White Hat) prennent des mois, voire des années, pour porter leurs fruits, le Black Hat promet des résultats visibles en quelques semaines. Une campagne bien orchestrée peut propulser un site en tête des SERP, générant un trafic massif et, potentiellement, une augmentation immédiate des ventes.
Les secteurs ultra-concurrentiels, comme les assurances, les paris en ligne ou encore l’e-commerce, sont souvent tentés par ces méthodes pour devancer leurs rivaux, même si cela implique un risque.
La course au positionnement rapide
Dans certains contextes, la vitesse prime sur la durabilité. Par exemple :
- Lancement de nouveaux produits : pour capter rapidement l’attention et s’imposer face à la concurrence.
- Événements ponctuels : soldes, black Friday, événements saisonniers où le pic de visibilité est temporaire.
- Stratégies de “hit and run” : l’idée est de tirer profit d’un positionnement temporaire avant que Google ne détecte la fraude.
Ces approches misent sur le fait que les sanctions n’arriveront pas à temps pour nuire à la campagne.
L’illusion du “ça passe ou ça casse”
Certaines entreprises considèrent les risques comme un pari calculé. Si la pénalité tombe après la période clé, peu importe : le site aura déjà profité du pic de trafic. D’autres misent sur la complexité des algorithmes et les failles potentielles pour passer entre les mailles du filet.
Cependant, cette approche est rarement viable à long terme. La vigilance accrue de Google et les mises à jour fréquentes des algorithmes rendent ces pratiques de plus en plus risquées.
Les outils souvent utilisés dans le Black Hat SEO
Pour mettre en œuvre leurs stratégies, les adeptes du Black Hat SEO s’appuient sur une panoplie d’outils conçus pour automatiser les tâches et exploiter les failles des algorithmes. Ces logiciels permettent d’obtenir des résultats rapides… tout en augmentant considérablement le risque de pénalités.
Automatisation des backlinks
Les backlinks sont essentiels pour le référencement, mais en créer des milliers manuellement prend du temps. Les outils de netlinking automatisé permettent de générer des liens en masse, souvent via des forums, des annuaires ou des sites satellites.
Exemples d’outils :
- GSA Search Engine Ranker : automatise la création de backlinks sur différents types de plateformes.
- Scrapebox (surnommé “le couteau suisse du SEO Black Hat) : pour scraper des URLs, vérifier les backlinks et publier automatiquement des commentaires sur des blogs.
Bien que puissants, ces outils laissent souvent des empreintes faciles à détecter par Google.
Générateurs de contenu
Le contenu est roi… mais dans le Black Hat SEO, la qualité passe parfois au second plan. Les générateurs de contenu automatisés créent des textes optimisés à partir de mots-clés spécifiques, souvent sans réelle valeur pour l’utilisateur.
Techniques courantes :
- Spinning de contenu : un texte est réécrit automatiquement en remplaçant des mots par des synonymes pour créer plusieurs versions “uniques”.
- GPT et IA low-cost : bien que les IA avancées produisent du contenu qualitatif, certains outils sont détournés pour générer rapidement des textes superficiels destinés uniquement aux moteurs de recherche.
Logiciels de scraping
Le scraping consiste à extraire en masse des données depuis d’autres sites (adresses e-mails, mots-clés, contenus, backlinks, etc.). Les black hatters utilisent ces informations pour créer des stratégies offensives ou espionner la concurrence.
Outils populaires :
- Octoparse : simple d’utilisation pour collecter des données structurées.
- Scrapy : framework puissant pour des projets plus complexes.
- Xrumer : utilisé principalement pour poster automatiquement sur des forums et créer des liens.
Ces outils permettent d’agir rapidement et à grande échelle, mais laissent souvent des traces visibles pour les algorithmes de détection.
Comment Google détecte-t-il les pratiques Black Hat ?
Google ne cesse de perfectionner ses algorithmes pour repérer et sanctionner les pratiques trompeuses. Bien que les techniques de Black Hat SEO soient de plus en plus sophistiquées, les moteurs de recherche déploient des outils puissants pour les débusquer.
Les algorithmes intelligents de Google
Google s’appuie sur une série d’algorithmes spécialisés pour identifier les signaux suspects et déjouer les stratégies manipulatrices :
- Google Penguin : traque les schémas de liens non naturels, les fermes de liens et les réseaux PBN.
- Google Panda : pénalise les contenus de faible qualité, le duplicate content et les sites sur-optimisés.
- Google Hummingbird et RankBrain : analysent l’intention de recherche et détectent les contenus qui tentent de contourner les règles via des pratiques comme le cloaking ou le keyword stuffing.
- BERT (Bidirectional Encoder Representations from Transformers) : améliore la compréhension contextuelle des requêtes complexes et limite les manipulations sémantiques.
Ces algorithmes sont constamment mis à jour pour s’adapter aux nouvelles stratégies utilisées par les référenceurs peu scrupuleux.
Les signaux d’alerte pour les moteurs de recherche
Certaines anomalies attirent l’attention des algorithmes et déclenchent des vérifications automatiques ou manuelles :
- Explosion soudaine du nombre de backlinks : surtout si ces liens proviennent de sites douteux ou non thématiques.
- Taux de rebond anormalement élevé : si les internautes quittent rapidement la page, cela peut indiquer du cloaking ou un contenu de mauvaise qualité.
- Contenu dupliqué : Google utilise des crawlers pour repérer les textes copiés sur plusieurs sites.
- Pages satellites : les sites créés uniquement pour rediriger du trafic vers une page principale sont rapidement détectés.
- Optimisation excessive : sur-utilisation de mots-clés, balises meta surchargées, liens cachés, etc.
Les outils d’analyse de Google
Pour aider les webmasters à surveiller la santé de leur site (et détecter d’éventuelles pénalités), Google met à disposition des outils comme :
- Google Search Console : informe en cas de pénalités manuelles et fournit des rapports sur les liens entrants, les erreurs d’exploration et les performances globales.
- Google Analytics : permet de suivre les variations de trafic qui pourraient signaler une sanction algorithmique.
La vigilance reste donc essentielle pour éviter les mauvaises surprises.
Les alternatives éthiques au Black Hat SEO
Si le Black Hat SEO promet des résultats rapides, il est loin d’offrir une stratégie durable. Pour celles et ceux qui souhaitent améliorer leur référencement tout en respectant les règles des moteurs de recherche, des méthodes éthiques et efficaces existent. Ces alternatives favorisent une croissance solide et pérenne du positionnement sur le long terme.
SEO White Hat : des techniques durables
Le White Hat SEO repose sur des stratégies conformes aux consignes des moteurs de recherche et axées sur l’utilisateur. Bien qu’il nécessite plus de temps pour produire des résultats, il assure une meilleure stabilité sur le long terme.
Les piliers du White Hat SEO :
- Contenu de qualité : répondre précisément aux attentes des internautes en publiant des articles pertinents, bien structurés et riches en informations.
- Optimisation technique : améliorer la vitesse de chargement, l’adaptabilité mobile, l’accessibilité et la sécurité du site.
- Netlinking naturel : obtenir des backlinks de qualité issus de sites d’autorité grâce à des partenariats ou à la création de contenus qui suscitent des partages.
- Expérience utilisateur (UX) : concevoir des pages intuitives et ergonomiques qui favorisent la navigation et augmentent le temps passé sur le site.
- Le White Hat SEO privilégie la confiance et la transparence, éléments clés pour asseoir durablement sa visibilité.
L’approche Grey Hat SEO : un terrain glissant
Entre le respect strict des règles et la manipulation pure et dure, le Grey Hat SEO flirte avec les limites. Il utilise des techniques qui ne sont pas explicitement interdites mais qui peuvent être considérées comme risquées si elles sont mal exécutées.
Exemples de pratiques Grey Hat :
- Création de microsites ou blogs satellites pour générer des backlinks tout en gardant un certain contrôle sur leur qualité.
- Cloaking “léger” : afficher un contenu optimisé pour les robots tout en proposant un contenu pertinent aux utilisateurs, sans tromperie manifeste.
- Linkbaiting agressif : utiliser des titres accrocheurs ou polémiques pour susciter des partages massifs.
Bien que ces techniques puissent booster rapidement un site, elles doivent être utilisées avec précaution pour éviter de franchir la ligne rouge.
L’importance du contenu de qualité
Si les algorithmes de Google évoluent constamment, un principe reste immuable : le contenu est roi. Un site qui publie des articles informatifs, bien rédigés et adaptés aux besoins de son audience gagne naturellement en autorité.
Conseils pour un contenu performant :
- Privilégier les formats variés : articles de blog, infographies, vidéos, podcasts…
- Mettre à jour régulièrement les contenus existants pour rester pertinent.
- Utiliser les données structurées pour aider les moteurs à mieux comprendre les pages.
- Travailler le maillage interne pour renforcer la cohérence du site et faciliter la navigation.
Investir dans le contenu de qualité est la clé d’un référencement naturel durable et respecté par les moteurs de recherche.
Exemples célèbres de sanctions pour Black Hat SEO
Même les plus grandes marques ne sont pas à l’abri des sanctions de Google lorsqu’elles s’aventurent sur le terrain du Black Hat SEO. Les cas suivants montrent que Google applique ses règles sans distinction, qu’il s’agisse de petites entreprises ou de multinationales. Voici quelques exemples marquants où des géants du web ont payé le prix fort pour avoir tenté de contourner les consignes.
BMW Allemagne : pénalisé pour cloaking
En 2006, BMW Allemagne a été sévèrement sanctionné par Google pour avoir utilisé la technique du cloaking. Le site affichait aux robots de Google un contenu sur-optimisé pour le mot-clé “voiture d’occasion” tout en montrant une version différente aux internautes. Résultat : le site a été désindexé des résultats de recherche. Après avoir corrigé ses erreurs et soumis une demande de réexamen, BMW a finalement été réintégré dans l’index de Google, mais l’incident a marqué les esprits.
JC Penney : un netlinking agressif qui tourne mal
En 2011, le grand magasin américain JC Penney s’est retrouvé au cœur d’un scandale de netlinking abusif. Une enquête du New York Times a révélé que le site bénéficiait de milliers de backlinks provenant de sites non pertinents, créés uniquement pour booster artificiellement son référencement. Malgré des mois de positionnement en tête des résultats sur des requêtes clés, Google a fini par détecter la supercherie et a infligé une pénalité manuelle, reléguant le site loin derrière ses concurrents.
Rap Genius : des échanges de liens trop flagrants
Le site musical Rap Genius (aujourd’hui Genius) a tenté une stratégie risquée en incitant les blogueurs à insérer des liens vers ses pages en échange de partages sociaux. Bien que subtil au premier abord, ce système d’échange de liens a été repéré par Google, qui a appliqué une sanction algorithmique. Rap Genius a vu son trafic s’effondrer du jour au lendemain avant de revoir ses pratiques et de récupérer sa place après une demande de réexamen.
Interflora : une campagne de netlinking sanctionnée
En 2013, la célèbre entreprise de livraison de fleurs Interflora a été durement frappée par une pénalité manuelle après avoir mené une campagne de netlinking agressive. En multipliant les articles sponsorisés sur des sites d’actualités et de blogs sans mentionner leur caractère publicitaire, Interflora a violé les consignes de Google. Résultat : le site a disparu des premières pages pendant plusieurs semaines, affectant sérieusement ses ventes, notamment à l’approche de la fête des mères.
Mozilla : même les fondations ne sont pas épargnées
En 2013, même la fondation Mozilla (créatrice du navigateur Firefox) n’a pas échappé aux sanctions. Google a infligé une pénalité manuelle à une page spécifique du site Mozilla, après avoir détecté du spam généré par les utilisateurs dans les commentaires. Bien que l’infraction n’ait pas été directement liée aux pratiques de Mozilla, cela démontre que même les plateformes ouvertes doivent surveiller activement leur contenu.
Ces exemples rappellent que Google n’hésite pas à sanctionner toute tentative de manipulation, quel que soit le prestige de la marque. Les conséquences financières et réputationnelles peuvent être lourdes, incitant de nombreuses entreprises à reconsidérer l’usage du Black Hat SEO.
Le futur du SEO face aux pratiques Black Hat
Le Black Hat SEO a toujours été un jeu du chat et de la souris entre les référenceurs et les moteurs de recherche. Mais avec l’évolution constante des algorithmes et l’essor de l’intelligence artificielle, l’avenir s’annonce de plus en plus complexe pour les adeptes des techniques douteuses. Alors, le Black Hat est-il voué à disparaître ou continuera-t-il à se réinventer ?
Comment les algorithmes évoluent
Les moteurs de recherche, et Google en tête, ne cessent de perfectionner leurs algorithmes pour détecter et neutraliser les pratiques de Black Hat SEO.
Les grandes tendances d’évolution :
- Compréhension du contexte : Avec l’introduction de BERT et MUM, Google interprète mieux les intentions de recherche et les subtilités linguistiques, rendant les techniques comme le keyword stuffing inefficaces.
- Détection avancée des liens artificiels : Des algorithmes comme Penguin sont capables de repérer les schémas de liens anormaux, même les plus subtils.
- Analyse du comportement utilisateur : Des signaux comme le temps passé sur la page, le taux de rebond ou le taux de clics permettent à Google d’évaluer la pertinence d’une page au-delà de ses optimisations techniques.
- Renforcement de l’IA : Les algorithmes s’appuient de plus en plus sur le machine learning pour affiner la détection des techniques manipulatrices.
Ces évolutions rendent les stratégies de contournement de plus en plus risquées et réduisent les “zones grises” autrefois exploitées par le Grey Hat SEO.
Vers un SEO plus transparent et durable
Les moteurs de recherche tendent vers un modèle où la valeur ajoutée pour l’utilisateur prime sur les manipulations techniques. Pour rester compétitifs sans tomber dans les pièges du Black Hat, les sites devront miser sur :
- L’expérience utilisateur (UX) : Un site rapide, fluide et ergonomique est mieux valorisé par les algorithmes.
- La qualité du contenu : Des articles bien structurés, informatifs et engageants deviennent incontournables pour se démarquer.
- L’éthique du référencement : Les moteurs privilégient les sites qui respectent les règles, valorisent la transparence et évitent les tactiques agressives.
Les marques prennent également conscience de l’importance de protéger leur image. Une sanction publique liée à des pratiques frauduleuses peut ternir durablement leur réputation.
Le Black Hat SEO est-il voué à disparaître ?
Probablement pas. Tant qu’il y aura des failles dans les algorithmes, certains tenteront de les exploiter. Toutefois, les risques encourus et la complexité croissante des algorithmes rendent ces pratiques de moins en moins viables sur le long terme.
L’avenir du SEO se tourne donc vers des stratégies plus durables, centrées sur la qualité et l’expérience utilisateur. Les référenceurs doivent désormais jongler entre technicité et créativité tout en respectant les règles imposées par les moteurs.
Alors, faut-il prendre le risque du Black Hat SEO ?
Le Black Hat SEO incarne la face sombre du référencement : rapide, risqué et souvent éphémère. Bien qu’il puisse offrir des résultats fulgurants à court terme, il s’accompagne de menaces sérieuses pour la pérennité d’un site. Les sanctions infligées par Google — allant de la simple rétrogradation dans les SERP à la désindexation totale — peuvent anéantir des années de travail en quelques heures.
Si certains secteurs continuent de flirter avec ces pratiques pour des gains immédiats, la tendance générale s’oriente clairement vers un SEO plus éthique et durable. Les moteurs de recherche perfectionnent leurs algorithmes pour favoriser les contenus authentiques et les expériences utilisateurs de qualité. De plus en plus, la valeur perçue par les internautes devient un critère central dans les stratégies de référencement.
La réponse dépend de vos objectifs. Si votre vision est à court terme et que vous acceptez de potentiellement voir votre site sanctionné, le Black Hat peut sembler tentant. Mais si vous privilégiez une stratégie solide et stable, axée sur la confiance des moteurs et des utilisateurs, le White Hat SEO reste la voie royale.
Après tout, dans un univers numérique de plus en plus transparent, la pérennité d’une marque repose sur sa capacité à inspirer confiance — autant aux algorithmes qu’aux humains.
FAQ
Le Black Hat SEO est-il illégal ?
Non, le Black Hat SEO n’est pas illégal au sens juridique, mais il enfreint les consignes des moteurs de recherche. Ces pratiques visent à manipuler les algorithmes pour obtenir un meilleur classement de manière artificielle. Si détecté, le site peut être sanctionné par des pénalités allant jusqu’à la désindexation.
Combien de temps durent les sanctions Google ?
La durée des sanctions dépend du type de pénalité : les sanctions algorithmiques peuvent durer jusqu’à ce que le site soit mis à jour ou que l’algorithme soit réévalué, tandis que les pénalités manuelles nécessitent une action corrective et une demande de réexamen. Certaines pénalités peuvent durer plusieurs mois, voire entraîner une suppression définitive du site dans les résultats de recherche. La réactivité dans la correction des erreurs est donc cruciale pour limiter les dégâts.
Peut-on se relever d’une pénalité Google ?
Oui, il est tout à fait possible de se relever d’une pénalité Google en identifiant les pratiques problématiques et en les corrigeant. Une fois les ajustements effectués, une demande de réexamen peut être soumise via la Google Search Console. Toutefois, le processus peut être long et exigeant, nécessitant parfois plusieurs tentatives avant de retrouver un bon positionnement.
Quels sont les signes d’un site sanctionné par Google ?
Les signes les plus courants d’un site sanctionné incluent une baisse brutale et inexpliquée du trafic organique, la disparition partielle ou totale du site dans les résultats de recherche (SERP) et des alertes dans la Google Search Console signalant une action manuelle. Des mots-clés auparavant bien positionnés peuvent aussi soudainement chuter dans les classements. Ces indicateurs doivent alerter rapidement afin de limiter les impacts négatifs sur la visibilité du site.
Comment signaler un site utilisant ces pratiques ?
Google propose un formulaire de signalement de spam via la Search Console. Si vous soupçonnez un site d’utiliser des techniques de Black Hat SEO nuisibles ou trompeuses, vous pouvez le signaler directement à Google. Le moteur de recherche analysera alors le site et décidera s’il doit appliquer des sanctions.
0 commentaires